Var, Jour 4 : le marché de Sanary-sur-Mer

Quand j’ai décidé de diviser le récit de nos vacances dans l’Ouest Var en six articles, j’ai très clairement sur-estimé ma capacité à aller à l’essentiel.

Le programme du jour 4 étant un peu chargé, j’ai décidé de le subdiviser, lui aussi, en plusieurs parties pour en faciliter la lecture. (Ça aurait été interminable, jamais t’en serais venu à bout.)

Aujourd’hui, je t’emmène au marché de Sanary-Sur-Mer !

Marché de Sanary-sur-Mer

Si tu as manqué les jours précédents, voici un petit recap du début du programme :

Le marché de Sanary-sur-Mer, le plus beau marché de France

Ce marché, c’est bien simple, tout le monde t’en parle. Depuis qu’il a été élu le plus beau marché de France en 2018 sur TF1, il est devenu « the place to be à Sanary » le mercredi matin.

Ce grand marché forain a lieu tous les mercredis, le long du boulevard Estienne d’Orves et du Quai Charles de Gaulle et se poursuit jusqu’à la place de La Tour.

Ça peut t’intéresser de savoir qu’une version réduite du marché (uniquement alimentaire) se tient, tous les autres jours de la semaine, au même endroit.

Marché de Sanary-sur-Mer

Nous les marchés, on s’en méfie un peu.

Papillonner dans les allées chargées de produits locaux bien frais et échanger avec les commerçants qui ont toujours une bonne anecdote à placer, oui.

Piétiner sous le soleil, dans les allées saturées de monde, entrapercevoir un melon et abandonner, non.

Compte tenu de la popularité du lieu, on redoutait le deuxième scenario…

D’autant que les récents commentaires sur Tripadvisor nous alertait sur le monde, la chaleur et l’impossibilité de se garer à proximité de ce marché « à éviter en période estivale » et que l’on prend des heures à parcourir. Tu saupoudres ça d’un peu de contexte COVID-19 et tu te demandes juste pourquoi tu irais t’infliger ça.

Marché de Sanary-sur-Mer

Mais, on avait (surtout moi) très envie de se promener dans un de ces marchés provençaux où s’incarne vraiment l’identité de la région PACA. Et quitte à le faire, autant qu’il s’agisse du plus beau, non ? #cestunequestionrhetorique

Il nous fallait un plan, une finauderie, un stratagème !

Je vais t’épargner un insoutenable suspense : il fallait juste se lever tôt.

Arriver et repartir avant que ça ne tourne mal.

C’est pour ça qu’à 7h45 pétante, nous étions déjà en train de nous garer au parking des Picotières à moitié vide, à deux pas du marché.

La première préoccupation venait d’être surmontée avec brio !

Nous nous félicitions encore de notre performance en débutant notre progression à travers les allées dégagées du marché encore peu animé. Les commerçants terminaient la mise en place de leur stand. Les lieux n’étaient pas désert, mais on slalomait sans difficulté entre les premiers visiteurs et l’air marin était bien frais.

Le marché n’est pas si grand (surtout quand on peut y circuler à vitesse normale). On en a fait une fois et demi le tour en une grosse demi heure (achats et pauses photo inclus). Il reste néanmoins bien fourni. Le poisson des étals, on l’a vu être déchargé des bateaux de pêche le matin même. Et à moins qu’il ne s’agisse d’une honteuse mise en scène (ce dont je doute fort), on peut s’attendre à ce qu’il soit frais.

Marché de Sanary-sur-Mer

Est-ce que l’expérience est un peu survendue ? Probablement, un peu.

Est-ce qu’on a apprécié la promenade ? Absolument. Et c’est le plus important après tout !

Résultat à 8h40, on était déjà tranquillement attablés à la terrasse d’un café. Le sentiment du travail accompli dessinait, malgré nous, de larges sourires satisfaits sur nos visages.

C’est là que j’ai retrouvé le plaisir de mordre dans un VRAI pain au chocolat. Depuis qu’on habite à Bruxelles, j’avais fini par penser que je n’aimais plus ça. Non parce que les « couques au chocolat » en Belgique, c’est vraiment, vraiment pas la même.

Marché de Sanary-sur-Mer
Marché de Sanary-sur-Mer

Quand on a récupéré la voiture aux alentours de 9h, le parking était déjà plein et notre place a été immédiatement occupée. Cette petite heure fait vraiment la différence. On a payé 2€ pour environ 1heure de stationnement.

Voilà, si tu veux profiter du marché de Sanary dans les meilleures conditions, échapper à la crise de nerfs et t’épargner la rédaction d’une verbiageuse diatribe sur Tripadvisor, lève toi de bonne heure. C’pas compliqué !

Voilà pour notre marché de Sanary à nous ! Du coup, tu l’auras compris, c’était parfait ! Je te retrouve bientôt pour la suite ! On fera un petit crochet à la Chapelle Notre-Dame de Pépiole.

Des bisous !

Var, jour 3 : l’île de Porquerolles

Y’a un truc que mes proches m’ont fait remarquer (et qui va surement me faire perdre en crédibilité à l’avenir quand je te recommanderai un truc), c’est que souvent, ma dernière expérience (qu’il s’agisse d’un lieu, d’une activité ou d’un resto) est souvent la plus belle, la meilleure, la plus incroyable, celle qu’il faut absolument faire !

Du coup, j’ai essayé d’identifier la meilleure des activités réalisées durant cette semaine dans le Var. Pas évident, mais je m’en sors avec un top 2 dans lequel figure cette journée sur l’île de Porquerolles.

Je ne saurais te dire en quelle place, j’hésite encore avec l’excursion en bateau dans les calanques à Bandol.

Mais passer une journée sur l’île de Porquerolles reste, selon moi, un incontournable à faire dans la région.

Se rendre sur l’île de Porquerolles

Porquerolles

Nous avons décidé de nous rendre sur l’île de Porquerolles avec la compagnie de bateau TLV-TVM depuis La Tour Fondue sur la presqu’île de Giens.

C’est la seule compagnie que nous ayons trouvé proposant :

  • des départs et des retours tout au long de la journée (pratiquement toutes les heures) ;
  • les tarifs les plus bas (A/R à 19,5€/personne) ;
  • Le temps de trajet le plus court (la traversée dure environ 15mn).

Il est possible de se rendre sur l’île avec d’autres compagnies depuis d’autres villes (Toulon, La Seyne-sur-mer, Saint Mandrier, La-Londe-les-Maures…) mais les prix avoisinent plutôt les 30 euros.

On n’en a pas fait une étude de marché non plus, donc si quelqu’un passe par ici avec un bon plan, qu’il n’hésite pas à le partager ! 🙂

Où se garer à la Tour Fondue

Il y a 3 parkings (à des tarifs différents) à proximité de l’embarcadère.

  • Parking Indigo
  • Parking des îles
  • Parking Porquerolles

On s’est garé complètement au hasard au parking Indigo (qui se trouvait à droite de la route en arrivant). On a payé 8,10€ pour environ 8h de stationnement.

Il était moins cher que le parking des îles. Et je n’ai pas vu les tarifs du parking Porquerolles. ^^

Aucun problème de circulation rencontré pour s’y rendre, malgré les retours assez inquiétants qu’on avait pu lire sur internet. Encore une fois, est-ce qu’on y a été au bon moment, est-ce que l’affluence est moindre cette année ? Je ne sais pas. Ça nous a pris environ 40/50 minutes depuis Six-Fours-les-plages. Et on a pu partir avec la navette de 9h du matin.

NB : Port du masque obligatoire pendant la traversée (Contexte COVID-19).

Porquerolles

Visiter l’île de Porquerolles en vélo

Porquerolles c’est magnifique. L’île est assez grande et offre des paysages très diversifiés : sentiers bordés de pins, plages aux eaux turquoises, falaises sauvages, arbres fruitiers, étendues de vignes…

Pour ceux qui ne viennent pas à Porquerolles en quête d’un traumatisant exploit sportif (ce qui était visiblement le cas des trois quarts de personnes au souffle haletant et au front luisant que nous avons croisé), mon plus grand conseil se résumera en trois mots :

LE VÉLO ÉLECTRIQUE

#tudiraspasquejtelaipasdit

L’île fait 7,5km sur 3km et culmine à 142m.

Tu peux choisir entre une journée qui ressemble à ça :

Ou alors une journée qui ressemble à ça :

Et évidemment, tu imagines bien que si une journée en vélo à Porquerolles figure dans le top 2 des activités que je te conseille de faire pendant tes vacances, ce n’est ceeertainement pas parce que j’ai pédalé pendant 5h sous un soleil de plomb sur une île pleine de faux plats et de méga pentes, non, non, non.

Et puis, soyons honnêtes, on n’aurait jamais eu le temps de voir tout ce qu’on a vu en une seule journée. D’abord parce qu’on allait plus vite (Thanks Captain Obvious !), ensuite parce qu’il y a vraiment des zones ou la déclivité est importante et inaccessible pour des cyclistes du dimanche (encore moins des cyclistes d’une journée d’été, en l’occurence, nous).

Mais pour préciser, on se trouve vraiment au niveau 0 de l’échelle de l’envie de faire des efforts en vacances.

Porquerolles

Certains font le choix de rester à pied et profitent de ce qui est le plus accessible : le village et la plage d’Argent. L’affluence se concentre principalement sur ces deux spots (la plage d’argent ayant ma préférence sur celle de Notre Dame).

Je te conseille, à ton arrivée, de mettre directement le cap sur l’une de ces deux plages si tu veux en profiter avant qu’elles ne soient prises d’assaut (et ça se remplit vite).

Des aires de stationnement pour les vélos sont installées à proximité des plages.

Où louer son vélo ?

Nous avons réservé nos vélos électriques sur le site de La Méduse avant notre arrivée sur l’île.

On a payé 72 euros pour le pack 2 vélos (sinon c’est 40 euros/vélo), pour la journée entière (en considérant, bien sur, les horaires d’ouvertures de la boutique).

Première expérience du vélo électrique pour moi avec un bolide de compèt’ : un KTM Macina race 274. #lapépite

Pour des vélos classiques, comptez 30 euros/2 vélos ou 17 euros/1 vélo.

Les gars de l’agence sont très efficaces, sympathiques et te filent des petits conseils pour la visite. Je te les recommande à fond !

Porquerolles
Nos petits bolides

Attention, tous les loueurs de vélos ne proposent pas la même qualité de matériels et de services. Certains profitent même de leur localisation avantageuse sur le port pour te proposer des vélos dans des états scandaleux. Pense à consulter les avis sur internet, en général c’est assez éclairant.

Où manger à Porquerolles ?

Il y a pas mal de choix. Des restaurants pour tous les budgets, des snacks, de petites superettes, des primeurs qui proposent des fruits frais…

Nous avons déjeuner à La Fringale, un petit restaurant situé sur le port, qui propose des plats frais et délicieux à des prix vraiment concurrentiels. Les frites sont à tomber ! Encore une fois, pensez à réserver !

Porquerolles

Impossible de passer par Porquerolles sans faire une halte chez Coco Frio !

J’ai même pas pris de photo, mais une photo ne t’en aurait pas dit beaucoup plus sur la gourmandise de leurs glaces. Elles sont à tomber !

J’espère que ce petit post t’auras donné envie de rejoindre les milliers de touristes qui comptent se rendre à Porquerolles cet été et les prochains ! :o)

Je te retrouve très bientôt pour la suite de nos aventures !

La prochaine fois, on quitte la vie insulaire pour retrouver la terre ferme. On se lèvera de bonne heure pour visiter le marché de Sanary-sur-Mer.

Et si jamais tu les as manqué, n’hésite pas à consulter les deux premiers volets de cette série d’articles sur notre semaine dans le Var :

Bisous !

Var, Jour 2 : Les îles du petit et du grand Gaou

Il y a encore deux semaines, si tu m’avais parlé des « Iles du Gaou », je t’aurais probablement répondu « Haaa, Magic System ? » en secouant les épaules.

Aujourd’hui, c’est avec plaisir que je partage quelques images de notre excursion sur ces îles « pas forcément connues » (et ça c’est pas moi qui le dit, c’est lolodelabastide sur TripAdvisor). #pourmadéfense

Situées dans le prolongement du port du Brusc à Six-Fours-les-plages, elles font partie des 5 îles qui forment l’archipel des Embiez. Elles sont accessibles gratuitement via une passerelle qui les relie à la terre.

Iles Gaou

Un grand parking public payant est disponible à proximité. En arrivant vers midi, nous n’avons eu aucun problème pour trouver une place et les îles étaient quasiment désertes.

Impossible de dire si la fréquentation a été affectée par la situation sanitaire actuelle ou s’il y a toujours moins de monde au tout début du mois de juillet. On a eu la chance de pouvoir parcourir les lieux dans des conditions optimales !

Iles Gaou

Où manger sur les îles Gaou ?

Il y a deux restaurants sur place.

Le premier Le Venus du Gaou est situé juste avant la première passerelle qui mène au petit Gaou. Ils servent des salades, tartines, burgers et les prix avoisinent les 10/15€. Très très tentant, mais sans réservation, il nous a été impossible d’y manger. Donc pensez à réserver !

Le second restaurant, La Lagune possède un très joli cadre dans un style cabane moderne. Mais sa carte proposait un menu plus couteux que ce que nous comptions dépenser pour le déjeuner.

Quoiqu’il en soit, je vous conseille de réserver à l’avance si vous prévoyez de déjeuner sur place.

Résultat, on est allés se prendre des sandwichs à la boulangerie du port du Brusc 🙂 !

Iles Gaou

Les images témoignent de la tranquillité des lieux. La plus grosse densité de personnes que nous avons croisée est visible sur la photo précédente. Là où la baignade était possible.

Il est très facile de réaliser le tour de l’île du grand Gaou en une promenade et sans effort. Les sentiers sont faciles d’accès et bien entretenus. Il y a de très beaux points de vue sur la mer et les îles aux alentours.

Iles Gaou

En résumé, je te recommande de pousser la balade sur ces îles si tu visites la région. Et je te souhaite de pouvoir les parcourir dans les mêmes conditions que nous !

À très vite pour la troisième partie de ce séjour dans le Var : direction l’île de Porquerolles pour une virée à vélo !

1 semaine dans le Var – Jour 1 : Le Castellet et Six-Fours-les-Plages

En route pour l’Ouest Var !

Cette année, en raison des incertitudes sanitaires, les vacances se sont déroulées dans le Var au début du mois de Juillet.

Sur le papier, ça signifiait :

  • Un trajet de plus de 1000km en voiture le premier week-end des vacances scolaires ;
  • Le sud de la France au mois de juillet ;
  • LA FOULE SUR LES PLAGES DU SUD DE LA FRANCE AU MOIS DE JUILLET !!!

On a eu les miquettes, je te dis pas.

Parce que chaque année, je reste horrifiée devant le 13H, quand Jean Pierre Pernaut commente les images d’interminables embouteillages sur la fameuse « Autoroute du Soleil » (qu’ils auraient mieux fait de baptiser « Autoroute de l’Enfer », si tu veux mon avis).

Et pour toi, qui enchaines les Mister Freeze en culotte sur ton canapé en imaginant tous ces gens coincés à un péage sous 40° pour l’éternité, la canicule à Paris te semble un moindre mal.

On n’était donc pas méga sereins, mais on était quand même super heureux de pouvoir voyager un peu à deux.

Nota Bene : Pour éviter un article indigeste de 18 000 km, j’ai décidé de créer un article par jour de vacances. Pour la suite du programme, nous aurons :

Les liens seront ajoutés au fur et à mesure de la publication des posts.


Le Castellet

Notre séjour dans le Var a commencé avec la visite du Castellet. Un très joli village féodal qui a servi de décor au film « La femme du Boulanger », réalisé par Marcel Pagnol ♥.

Le Castellet

Ce village, perché dans les hauteurs du littoral varois, possède le charme tout particulier de la Provence avec ses ruelles pavées, fleuries, bordées de massives maisons en vielles pierres et sans AUCUN distributeurs automatiques. #commeçatusais

C’est ici qu’a débuté mon addiction aux navettes à la fleur d’oranger. De délicieux petits biscuits en forme de barque originaires de Marseille.

Je te raconte.

On flânait tranquillement dans les rues du Castellet, lorsqu’une très gentille dame est sortie d’une boutique, « Les Délices Provençaux », avec un plateau de petits gâteaux qu’elle nous a gentiment proposé de gouter.

– « Goutez-les, ils sont tout frais ! Ailleurs, vous verrez, ils essayeront de vous en vendre qui sont durs comme de la pierre ! » qu’elle nous lance.

Généralement, on évite de se laisser embobiner par tout ce qui ressemble à du blabla commercial.

« Mahaha, on n’est pas des pigeons, nous ! »

Mais, tout guillerets qu’on était en ce premier jour de vacances, on a joué le jeu, on est entrés, on a acheté quelques gâteaux – « Pour le gouter, c’est vrai qu’ils sont bons, non non pas trop, ça fera 3 euros, merci et belle journée ! »

Une fois notre mini stock de « haha tu m’auras pas avec ton discours » de 5/6 navettes écoulé, on s’est dit qu’on en aurait bien grignoté d’autres, les mêmes, parce que quand même, c’était vachement bon.

Sauf qu’à chaque fois qu’on en achetait, elles étaient bien moins bonnes… et bien plus dures.

Elle disait donc VRAI, la dame.

Moralité : PARFOIS, les gens qui essayent de te vendre des trucs, il ne mentent pas.

Moralité 2 : Ne touche pas aux navettes, tu vas devenir accro.

Moralité 3 : À malin, malin et demi – J’ai jamais bien compris ce proverbe, mais Monsieur est fan de proverbes obscurs et je sais que ça le fera sourire 🙂

Le Castellet

Pour en revenir au Castellet, si je peux te conseiller une adresse c’est : l’Atelier glacé, un glacier artisanal de talent. En plus, il propose des formules déjeuner à 8,50€ (glace incluse) et tu peux payer par carte.

Les glaces sont complètement dingues, sans colorant, sans conservateur et le monsieur t’en parle avec passion !

Je te conseille le citron basilic. Par contre, je te préviens, y’a vraiment beaucoup de basilic, il se cale partout entre tes dents (un peu comme le taboulé libanais, en pire), mais ça vaut le coup ! #gouteaucitronbasilic

Le Castellet

Voilà pour le Castellet !

Pour l’aspect pratique, il y a un très grand parking payant avec un accès direct au centre historique. On a payé 3,90 euros pour environ 3h de stationnement.

Ha oui, et ça grimpe un peu, mais rien d’insurmontable, promis.


Six-Fours-les-Plages

Six-Fours-les-Plages

Six-Fours-les-plages. Je suis allée voir l’origine du nom de cette ville sur Wiki, parce que je me suis demandée comment ils en étaient en arrivés là.

Et, il existe bel et bien une explication avec des grecs, des fortifications, des invasions barbares, des postes fortifiés au nombre de six (ahah!) chacun signalé par un feu (Okaaaay!), donc Six-Fours. Lo-gique.

Bizarrement, ça passe beaucoup mieux avec une explication.

C’est dans cette jolie ville côtière du Var que nous avons trouvé notre hébergement pour la semaine.

Un petit studio déniché miraculeusement sur Airbnb 5 jours avant notre départ qui nous a immédiatement séduit par la vue spectaculaire qu’il offre sur la mer.

C’est assez rare d’avoir un accès direct à la mer sans avoir à traverser la route qui borde le littoral ET un parking gratuit dans une résidence sécurisée.

Le bruit des vagues y est assourdissant. Lorsque la mer est agitée, on les entend s’abandonner tour à tour sur la plage à travers la baie vitrée.

Tous les matins, on prenait le petit-déjeuner sur la terrasse en organisant le programme de la journée.

Tous les soirs, on contemplait le soleil qui déclinait à l’horizon en savourant ce moment de fraicheur que le crépuscule nous apportait.

On a adoré séjourner à Six-Fours. On ne pensait pas y trouver autant de tranquillité, de belles plages, de petits coins à visiter et de bonnes adresses !

Où manger à Six-Fours-les-Plages

On a eu la chance d’avoir une hôte adorable qui a pris le temps de nous lister les bons restaurants des environs. Nous n’avons pas eu le temps de tous les tester, mais je te laisse avec ses recommandations en espérant qu’elles te servent :

Voilà pour ce premier jour de vacances dans l’Ouest Var !

Je reviens bientôt te parler de notre deuxième jour de vacances avec la découverte des îles du petit et du Grand Gaou !

Bisous !

Essaouira

À défaut de pouvoir planifier les prochaines expéditions, je prends le temps de revenir sur les précédentes. Aujourd’hui, retour sur 4 jours que nous avons passé dans la région d’Essaouira au mois de septembre 2018. Quelques photos ont déjà été partagées sur mon blog précédent, mais je tenais à élargir cette première sélection pour offrir une plus large perspective sur la ville et partager, de façon beaucoup plus précise, l’atmosphère qui s’en dégage.

On ne s’était pas fixé de gros objectifs (on n’se refait pas !) : visiter la médina, prendre quelques photos et décompresser en famille en profitant de la piscine de la jolie villa louée sur airbnb pour l’occasion.

Remparts Essaouira

À la découverte de la médina d’Essaouira

Depuis la route régionale 207, nous rejoignons l’avenue Mohamed V qui longe la plage en direction du port. Nous laissons la voiture au parking situé à deux pas de la place Moulay el Hassan, à proximité des kiosques de grillades de poissons et commençons l’exploration des environs. La pratique locale consiste à laisser sa voiture et ses clés au gardien qui se charge de la garer. Il a les poches pleines de clés, il ne t’a pas laissé de reçu, mais à ton retour il te restitue les bonnes clés et la bonne voiture. J’ai trouvé ça suffisamment épatant pour le raconter.

La place Moulay el Hassan est une immense esplanade qui sépare le port et la médina. Le vent chargé d’embruns y souffle fort, et c’est une constante à cet endroit. Tout comme les centaines de mouettes (goélands ?), emblématiques de la ville, qui tournoient en poussant leur cri caractéristique. Nous poursuivons en direction du centre.

La médina d’Essaouira est protégée par des remparts crénelés hérités du 18ème siècle. L’une de ses principales fortifications, la Sqala de la Kasbah compte encore plusieurs dizaines de canons en bronze qui pointent à travers les créneaux de la paroi. Depuis ces fortifications, on peut admirer la ville et son port.

Il faut aller parcourir ces remparts en pierres taillées au coucher du soleil, la vue y est spectaculaire.

Au sein de ses ruelles encombrées, on découvre des commerces traditionnels de poissons, d’épices, d’artisanats, de souvenirs. Je ne m’explique pas comment tant de désordre peut créer tant de charme, mais j’adore.

Le port d’Essaouira

Après avoir parcouru le coeur palpitant de la médina, nous nous dirigeons vers le port, ses bateaux bleus et ses nuées de mouettes assourdissantes. Je ne saurais dire ce qui m’a saisie en premier : la confusion totale ou l’odeur de poisson frais… Quoiqu’il en soit, le lieu ne vous laisse pas indifférent.

Où manger à Essaouira

Si vous passez par là en quête d’une bonne adresse, je vous recommande le couscous royal du restaurant Dar al Houma qui nous a été recommandé par un commerçant. La déco n’est pas dingo, mais on s’est régalé.

essaouira-couscous

On a testé un autre restaurant (selon moi surcoté sur tripadvisor). À l’époque, il faisait partie du top 5 des restaurants à Essaouira. Aujourd’hui, il se maintient tout juste dans les 30 premiers… En même temps, quand tu décides de mettre du fenouil dans du pain, tu t’attires forcément des critiques un peu amères.

Après cette relaxante pause essaouirienne, nous sommes rentrés à Rabat et avons tranquillement profité de la chaleur d’un début d’automne à 29 degrés au Maroc pour mon plus grand plaisir !

Après le Maroc, c’est à la Réunion que nous avons posé nos valises pour deux semaines. C’est, sans faire de teasing, très certainement sur cette destination que se portera le prochain article.

À très vite !

lovelygrizzly-signature

Voyage en Sicile

Au royaume du blog, il y a deux types de personne : les disciplinés et les nullos de la discipline. Et, même si je fais indubitablement partie de la seconde catégorie, c’est toujours avec plaisir que je viens écrire ici. En plus, je n’avais pas tant de trucs que ça à raconter ces derniers mois et il parait que : « De tous ceux qui n’ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui se taisent. »

« Pas tant de trucs que ça » ne signifiant pas « rien », je suis de retour aujourd’hui pour partager un peu de notre voyage en Sicile ! En juillet dernier, on est allés sillonner ses routes (caniculaires) en amoureux. Un tour de l’île en 13 jours et une dizaine d’étapes au départ de Palerme.

Sicile

La Sicile, c’est le genre de destination qui convient à tout ceux qui aiment les vacances relax, la bonne cuisine et la culture (la Sicile possède 6 sites inscrits au Patrimoine de l’Humanité).

Aujourd’hui, je reviens sur les différentes étapes de notre itinéraire, je partage les adresses où j’ai adoré manger ou dormir et quelques infos qu’il m’aurait été utile de connaître avant de partir !

Edit du 24 avril : une petite vidéo du voyage est disponible sur YouTube !

Plan de l’article

Itinéraire – Sicile

Faire le tour de l’île, c’était le plan. Notre plan détaillé au moment du départ. Un plan que l’on peut considérer comme déjà finement élaboré quand on nous connait. Nous avions même déjà en tête certaines étapes que nous avions envie de réaliser : lui voulait de belles plages pas trop fréquentées, moi je rêvais de voir Syracuse…

L’itinéraire s’est construit au fur et à mesure du voyage. La découverte des lieux nous permettait d’ajuster le temps passé sur chaque étape et de définir nos envies pour la suite. Il a fallu faire des choix, parfois difficiles. L’ascension jusqu’au sommet de l’Etna, ce sera pour la prochaine fois !

Palerme

Palerme ! Premier contact avec cette région que l’on découvre pour la première fois. Son centre ville est typique de tout ce qui fait, pour moi, de la Sicile ce qu’elle est. Autour des axes principaux se déploie un réseau de ruelles étroites, pavées, encombrées jusqu’au ciel par des balcons chargés de vêtements, de fleurs ou de climatisations.

Le soir, dans le quartier de la Vucciria flotte une odeur de pain chaud et une énergie contagieuse. Les amateurs de street food rigolent, s’insultent et trinquent en dégustant cazzilli, arancini et autres fritures proposées par des stands fumants. Nous avons déambulé le premier soir dans cette ambiance vivante et confuse. Notre première soirée d’été en Sicile.

De jour, l’exploration du centre ville nous a semblé beaucoup moins chaotique, mais tout aussi galvanisante. Nous nous sommes laissés doucement glisser dans ce cadre estival parfait, une glace à la main. À l’ouest du centre historique, l’architecture de la monumentale cathédrale néoclassique nous a donné envie d’en visiter l’intérieur ; nous avons longé ses allées les yeux rivés vers les voutes arquées en pierre au dessus de nous.

Je ne vais pas vous dresser la liste des choses qu’il faut voir en Sicile. Primo, parce qu’il y a des tas de sites qui le font déjà… et bien mieux que moi. Secondo, parce que notre façon de voyager est plutôt guidée par ce qu’on pourrait appeler une « errance contemplative » et que nous évitons de nous créer ce genre de « liste-de-choses-à-voir ».

Palerme

On ne déambule pas avec un guide dans la poche (le matériel photo pèse déjà bien assez !) mais on fait souvent le bilan a posteriori en essayant de faire matcher les « point d’intérêts certifiés » avec ce qu’on a vu.

PS : la cathédrale vaut quand même le détour !

San Vito Lo Capo

Sicile

Située à une centaine de kilomètres à l’ouest de Palerme, cette petite station balnéaire a su préserver le charme sauvage de son environnement naturel qui prédomine encore malgré l’affluence touristique. Les falaises gigantesques qui se découpent à l’arrière pays surplombent une baie turquoise et sa plage de sable finconstellée de parasols.

Ce que nous avons trouvé très positif à San Vito, c’est l’absence total de grands complexes hôteliers. La ville attenante ne compte que de petits immeubles immaculés de 3 étages maximum. Déambuler à San Vito est très agréable !

Ce que j’ai préféré par dessus tout, c’est la route pour s’y rendre. Elle dessert un point de vue exceptionnel sur le Golfe des Macari. Au coucher du soleil, la lumière sur la côte, la végétation et la mer est ma-gique (cf. photo ci-dessus).

Est-ce que je le réintégrerais à un prochain itinéraire en Sicile ? Probablement pas. Mais je suis contente de l’avoir visité au moins une fois.

Erice

Sur la route d’Erice, nous avons découvert que la Sicile possédait un relief somme toute significatif. Nous aurions pu le deviner en tenant compte de l’activité volcanique de la région me diras-tu… Hé bien non.

C’était donc une chouette surprise de découvrir ce paysage vallonée, de parcourir cette route qui nous offrait à chaque virage des points de vue toujours plus spectaculaires.

En arrivant à Erice, ça continue ! Il a des escaliers partout. On s’accroche à nos mollets, ça monte, ça descend et ça ne blague pas.

Blague à part, on en garde un super chouette souvenir !

PS 1: les restaurants sont quand même chers là-haut (alors chopes-en au moins un avec une vue spectaculaire ou ramène ton sandwich).

PS 2 : impossible de capter le réseau pour nous en centre ville.

Trapani

Sicile

Trapani nous séduit moins que Palerme par son architecture et son ambiance. Nous n’y passons que quelques heures. C’est probablement trop court pour s’en faire une idée plus juste. C’est de là que nous prenons le Ferry pour Favignana.

Favignana

10h28. Nous arrivons 2 minutes avant le départ du ferry au port de Trapani et sans billet (évidemment sinon, c’est pas drôle !). Le bateau est plein. Derniers à embarquer, nous parvenons malgré tout à trouver deux places pas trop éloignées l’une de l’autre ; la traversée ne devrait pas être longue. En route pour Favignana !

Arrivée sur l’île, la chaleur est écrasante. C’est beurrés de crème solaire des pieds à la tête et en rasant les murs que nous partons en quête d’une agence qui dispose encore de scooters à louer (et qui ne se fait pas trop blâmer par ses clients sur internet).

Sicile

Chez Noleggio Grimaldi, un 125cc est disponible à 40 euros la journée . Ce n’était pas notre premier choix (ni le deuxième, ni le troisième) mais ça c’est très bien passé !

On peut louer toute sorte de véhicule sur l’île : voitures, vélos, tandems, vélos électriques, scooters… Il y en a qui décide aussi de rester à pied. Le scooter reste pour nous le moyen le plus pratique pour se garer à proximité des plages, voir le maximum de choses, profiter du « wind chill factor » et surtout, nous faire plaisir, parce qu’on adore les balades en scooter pendant l’été.

Sicile

Une journée à Favignana ça passe vite. Il y a beaucoup de petits recoins à découvrir et il faudrait beaucoup plus de temps pour explorer l’île comme il se doit. On ne regrette pas du tout de l’avoir intégrer à notre itinéraire et on serait bien resté un jour de plus (chiller sans culpabilité de crique en crique) !

Marsala

Sicile

Depuis Trapani, nous avons suivi la route vers Marsala juste après notre excursion à Favignana. Après un court arrêt pour acheter des pizzas, nous nous sommes installés sur le bord de la route à regarder le soleil couchant enflammer les salines.

C’était parfait.

Agrigente

Sicile

Nous quittons l’ouest Sicilien en direction du sud. Je ne sais pas pourquoi, mais je m’attendais à un sud plus sauvage et moins animé que le nord ouest. En approchant d’Agrigente, une petite déception pointe le bout de son nez quand je découvre un paysage urbain dense, inesthétique et en rupture totale avec ce qu’on avait pu voir jusque là. On garde en tête que la région d’Agrigente regorge de sites tous plus remarquables les uns que les autres (la vallée des temples, le musée archéologique, la scala dei turchi, la réserve naturelle de Torre Salsa…) et on reste positifs et on attend de voir ce qui se cache derrière tout ça.

Et effectivement, passé ce premier palier, cette région de la Sicile nous a laissé des souvenirs incroyables. Notamment, notre passage à la Scala dei Turchi.

Au début, on avait en tête de s’y rendre pour le coucher du soleil (les falaises sont parfaitement orientées pour profiter du spectacle assis sur les marches naturellement présentes). Mais pour éviter la foule, on a préféré s’y rendre tôt le matin.

Et on a bien fait !

D’abord parce que le contraste entre le bleu de la mer et la blancheur des parois calcaires en plein soleil est stupéfiant. Ensuite parce qu’on a pu profiter un peu du lieu avant qu’il ne soit complètement saturé de monde et ça va très très vite !

Information pratique : un parking est présent à proximité du chemin piéton qui mène à la plage. En juillet, il ouvrait à 9h00 et facturait 4 euros jusqu’à 4 heures de stationnement et 8 euros au delà. Il vaut mieux arriver tôt pour s’assurer une place !

Syracuse

Sicile

Sur la route pour Syracuse, c’est un voyage dans le temps que j’ai l’impression de vivre. Syracuse, dont j’ai découvert le nom dans mes manuels d’école, m’a toujours parue très lointaine, presque irréelle. Je repense à l’histoire d’Archimède et ses miroirs géants qui enflammèrent les navires venus pour l’assiéger pendant la seconde guerre punique. Je me dis que bientôt, je me tiendrais moi aussi sur la côte à regarder la mer. Et j’en ai des frissons. Je n’ai aucune idée de ce qui nous attends, mais j’ai la certitude que ça ne me décevra pas.

Sicile

Nous avons réservé 2 nuits à Ortigia (île sur laquelle se trouve le centre historique de Syracuse et qui est reliée au reste de la ville par un petit canal). Nous ne savons pas encore ce que nous ferons après. Rejoindre Taormine dont nous avons entendu beaucoup de bien ou nous orienter vers un lieu plus calme après cette étape en ville. Nous attendons de voir ce que Syracuse a à nous offrir et nous saurons ce qui nous conviendra pour la suite.

Syracuse a tenu les promesses qu’elle avait faite à mon imaginaire d’enfant. On perçoit le poids de son histoire dans chaque bouffée d’oxygène que l’on respire. C’est très particulier d’arpenter les rues d’une telle ville. Je m’y suis sentie tout de suite à mon aise, prête à y poser ma valise et ma vie pour quelques années. Mon coup de coeur en Sicile.

Mon moment préféré ? La baignade à la Capitenaria del Porto. Une minuscule plage d’à peine 20 mètres de long en pleine ville à proximité de la fontaine Aretusa. Il n’y avait pas une place pour poser sa serviette et pour être honnête, je n’avais pas très envie d’y aller. Mais je me suis laissée convaincre par ma tendre moitié qui faisait déjà la planche, le sourire aux lèvres, sous 42 degrés bien tassés.

Une fois dans l’eau, quand on s’éloigne un peu du bord, le point de vue sur la ville depuis la mer est incroyable. Se retrouver en suspension dans une eau fraiche à contempler les façades d’Ortigia en plein été, c’est ma définition du moment idéal. Encore aujourd’hui, c’est avec émotion que j’y repense.

Sicile

Après Syracuse, nous prendrons finalement la route pour Taormine.

Taormine

Sicile

Taormine, comme toute bonne petite ville de Sicile qui se respecte, est située tout en haut d’une colline. Joie. On peut s’y rendre par la route, ou en téléphérique depuis Mazzaro (grand parking payant à disposition). Le centre historique est absolument charmant. L’endroit est idéal pour déambuler en début de soirée et même dîner en terrasse dans les ruelles pavées, animées et fleuries. Nous n’avons pas eu la possibilité de visiter le théâtre grec ce jour là (parce qu’on ne s’était pas renseigné sur les horaires) et on s’est dit que ça nous ferait une excellente raison de revenir.

La curiosité est un vilain défaut nous a poussé à descendre jusqu’à Isola bella. On était donc un petit milliard de curieux à tenter de se frayer un chemin jusqu’à la plage (parce qu’une fois en bas, tu n’envisages pas de remonter sans t’être baigné avant, question de survie).

Par contre la baignade était délicieuse et les glaces aussi. Il faut avoir en tête que c’est une plage de galets et qu’il est plus confortable de porter des chaussures de plongée. Notamment pour entrer et sortir de l’eau, ça glisse et c’est plein de trous. Tu peux aussi choisir de mettre ta dignité de côté et d’y aller à 4 pattes. Personne ne te jugera d’essayer d’éviter de te casser la gueule en plein milieu de tes vacances. Certains finiront même par t’imiter en t’adressant un regard de connivence. Hors saison, ça doit vraiment être agréable.

PS : prends tes chaussures de plongée.

Cefalù

Sicile

À 13h15, le thermomètre indique 44 degrés à notre arrivée à Cefalù. Il fait beaucoup trop chaud pour envisager de visiter la ville. Nous rentrons profiter de la piscine de notre hébergement et revenons en fin de journée.

Sicile

Aux alentours de 20h, c’est au pas de course que nous traversons la ville pour atteindre le port avant le coucher du soleil. Et encore une fois, il sera mémorable. Mais est-ce possible d’être déçu par un coucher de soleil au bord de la mer ? La balade se poursuit sur le port et les remparts. Nous restons un moment à observer la lumière s’adoucir sur les façades claires de la vielle ville et nous repartons en quête d’une bonne adresse où diner.

Cefalù possède un charme fou, il faut y aller.

PS : il faut vraiment y aller.

Hébergements – Sicile

Notre plan, pour s’éviter la longue et pénible tâche d’avoir à sélectionner en amont des hébergements sur un itinéraire indéterminé et dans une région que l’on ne connait pas c’est de – rouuuuulement de tambouuuuur – ne booker que les premières nuits du voyage et réserver les suivantes au cours du voyage.

Je ne vais pas vous mentir, c’est à double tranchant.

La Sicile en juillet… hé bien… On a eu peur que ça tranche douloureusement. Mais comme on dit : « On est joueur ou on ne l’est pas ! »

On a joué, et on s’en est patromal sortis.

À la base, c’était aussi un peu le concept d’improviser sur l’itinéraire… Concept probablement inspiré par mon aversion pour la recherche d’hébergement… Qui est arrivé le premier l’oeuf ou la poule ? hein ?

Il y a eu des hauts et des moins hauts. J’ai sélectionné le meilleur :

Palerme

À Palerme, nous avons logé à l’appartement Domus via Schiavuzzo et c’était impeccable. La propriétaire nous a donné de très bons conseils pour profiter de Palerme. L’appartement était propre, sécurisé et bien situé. Café, climatisation et double balcon. On a trouvé des produits de première nécessité qui nous ont été bien utiles étant donné que notre valise est arrivée 3 jours après nous.

La dernière nuit, nous l’avons passée à l’Artemisia Palace. S’il est situé un peu plus loin du centre ville (15/20 min à pied), il a l’avantage de mettre à disposition un parking à proximité (gratuit si mes souvenirs sont bons). Le petit-déjeuner est un moment à ne pas rater et le personnel adorable !

Syracuse

À Syracuse, nous avons trouvé une petite pépite sur l’ile d’Ortigia. L’appartement de Maria déniché sur Airbnb est situé dans une ruelle tranquille à proximité du centre (Duomo à 300 mètres). L’appartement entièrement rénové était d’une propreté exemplaire. Il y a pas mal de très beaux biens disponibles en location sur Ortigia. Je pense qu’en anticipant un petit peu, on peut vraiment avoir le choix et pour un prix raisonnable. Celui ci ne coutait que 68 euros la nuit !

Castelluzzo (San Vito Lo Capo)

Sicile

Petit coup de coeur pour le Baglio Poma (à 15 minutes de San Vito), qui nous a séduit avec son style rustique (pas facile à bien doser), sa piscine au milieu des oliviers et la gentillesse de ses propriétaires. Le « baglio » (je ne connais pas l’équivalent en français) est une construction typique de la Sicile, une sorte de ferme avec une grande cour intérieure. Nous avons adoré profiter du calme de la propriété complètement déserte au tout début du mois de juillet.

Cefalù

À Cefalù, l’une de nos dernières étapes, nous avions envie de pouvoir nous baigner pendant ces chaudes journées d’été où tu ne peux rien faire d’autre que faire la sieste… ou te baigner. Terre e Torri a fait l’unanimité de notre côté, c’est celui qu’on a préféré. La chambre, la piscine, le jardin fruitier, la disponibilité et la gentillesse des propriétaires. Côté emplacement, on va pas se mentir, c’est pas la porte à côté (de Cefalù), mais une fois qu’on y est, on n’est pas déçu du voyage !

Sicile

Restaurants – Sicile

Je ne sais pas si on a eu beaucoup de chance, beaucoup de flair ou si, peu importe où tu manges en Sicile, c’est bon. Côté cuisine, la Sicile réalise un carton plein. Voici mon top 4 des adresses où nous avons mangé :

Ciccio passami l’olio – Palerme

Sicile

À deux minutes à pied de notre appartement via Schiavuzzo, Ciccio passami l’olio sert des pizzas délicieuses (et pas que) en terrasse dans une ambiance familiale et festive. Une tiède soirée d’été en Italie à déguster ce que sa cuisine offre de meilleur !

La Duchessa – Palerme

Sicile

La plus grande surprise culinaire du séjour ! Encore une fois, on a joué la carte de la proximité (on ne se refait pas, surtout après une journée de marche). On ne s’attendait à rien, sinon à manger quelque chose… Et c’était pas mal du tout ! La terrasse est plus agréable que l’intérieur.

Sicily – Syracuse

Je vais clairement manquer de superlatifs pour exprimer mon enthousiasme sur ce resto, alors je vais rester simple. Chez Sicily, les pizzas sont vraiment très très très très bonnes. Genre grave. Mais je ne crois pas que tu puisses concrètement tenir une mauvaise pizzeria dans ce pays. On devrait nous aussi développer une sorte d’intolérance à la mauvaise pizza. Est-ce que Pizza hut est présent en Italie …? Je vous le demande…

Ps : y’a pas de Pizza Hut en Italie.

Pasta e pasti di Musumeci Teresa – Cefalù

Sicile

C’est impossible de ne pas passer devant ce restaurant en arrivant à Cefalù. Il est situé sur l’avenue principale qui traverse la ville. Déniché grâce à Tripadvisor, ce petit restaurant est clairement victime de son succès car même à 15h, il nous a fallu patienter un moment pour avoir une table.

Budget – Sicile

Pour vous donner une petite idée du coût d’un voyage (pas organisé) en Sicile, voici une petite synthèse des principaux postes de dépenses.

Nous n’avons pas cherché à optimiser sur tout, notamment sur l’hébergement (où très rapidement nous avons compris qu’une petite piscine serait vitale appréciée).

Vol

Transavia Paris – Palerme.
197€ pp

Hébergement

13 nuits réservées sur booking & AirBnB (entre 68 et 98€/nuit).
1.050 €

Location de voiture

13 jours avec Europcar – Réduction de 20 euros – kilométrage illimité.
226 €

Autres

Location scooter – Favignana
Parking – Palerme
Ferry Trapani – Favignana A/R

40€/jour
15€/jour
21,5€/pp

Vous noterez que le budget nourriture est manquant. Nous n’avons pas réalisé de suivi sur la nourriture et il m’est impossible de faire une estimation 9 mois plus tard… Mais cette dépense est tellement variable en fonction des habitudes de chacun que ça ne me semble pas déterminant. Tu peux manger pour 2,5€ comme pour 80€ en un repas.

Bilan de notre voyage en Sicile

L’Italie reste pour moi la destination de vacances idéale : pas de jetlag (au départ de Bruxelles), meilleure cuisine du monde, soleil et architecture à tomber.

Côté ville, j’ai eu un gros coup de coeur pour Syracuse, Cefalù et Taormine.

Nos excursions à la Scala dei Turchi et aux salines de Marsala font également partie des meilleurs moments du voyage.

Sicile

La prochaine fois, on visera plutôt de partir au printemps ou au début de l’automne pour pouvoir profiter de la journée à fond sans être brider par notre envie de rester en vie.

Je ne recommanderais pas cette destination aux personnes habités par un féroce attachement aux règles du code de la route (et aux règles en général). Ce point mériterait un post à lui tout seul. Mais je vais essayer de faire court :

En Sicile, j’ai eu la sensation qu’il n’y avait qu’une seule règle collectivement partagée au volant : chacun fait ce qu’il veut (ou peut, en fonction de ses capacités à gérer son véhicule).

Les files ? C’est superflu.

Les priorités ? Une occasion de montrer ce que t’as dans le ventre.

Les limitations de vitesse ? Un concept teeeellement vulgaire !

Le chaos est particulièrement perceptible en ville où, à l’exception des feux rouges, le reste de la signalisation sert, au mieux, à décorer l’espace urbain.

Sicile

Mais, il faut bien admettre que la voiture reste le moyen le plus confortable pour réaliser ce genre de circuit autour de l’île. Accrochez-vous le coeur et les nerfs, à la fin on finit même par en rire un peu (toujours en serrant les fesses).

Si tu as lu l’intégralité de cet article, bravo, parce que même moi, j’ai eu un peu la flemme de le relire ! S’il t’a plu, n’hésites pas à le partager et à me laisser un petit commentaire pour laisser une trace de ton passage ici !

Sicile

À bientôt !

Fin du contenu

Aucune page supplémentaire à charger