Promenade au jardin botanique de Meise

Novembre 2019. Pour te remettre dans le contexte.

Il faisait déjà bien frais à Bruxelles, mais pas suffisamment pour renoncer à une belle balade.

Frais, juste de quoi te rafraichir les joues et le nez et te faire apprécier un bon chocolat chaud.

Frais, sans les mains gelées qui picotent et la grippe deux jours après.

Après avoir effectué notre recherche la plus fréquente sur Google : « Que faire à Bruxelles ? », on a découvert ce jardin botanique situé à un petit quart d’heure au nord de Bruxelles à cheval sur les communes de Meise et Wemmel.

Jardin botanique de Bruxelles

Ce jour là, à l’occasion de la journée de la science (De dag van de Wetenschap, en néerlandais hein, parce que toutes les occasions sont bonnes pour le travailler un peu) l’entrée était gratuite.

Une équipe était présente à l’entrée du jardin pour informer (en néerlandais ou en français) les visiteurs des différentes animations proposées à l’occasion de cette journée un peu spéciale.

Bon, on n’était pas forcément venu pour découvrir l’importance des herbiers dans la recherche scientifique, mais il faut avouer que leur enthousiasme était contagieux et on n’a eu aucune envie de les interrompre.

Après ce sympathique accueil, on a commencé la visite du jardin.

Immense. Tranquille. Tranquille !??

Quelques mois plus tôt, les sorties « nature » de la semaine se faisaient majoritairement au square des Batignolles situé entre la voie ferrée (attraction somme toute apprécié des enfants après le carroussel et les 8 canards), l’avenue Cardinet et les 2 millions de parisiens venus se remémorer à quoi ressemble un platane.

Et là, par un bel après-midi de week-end d’automne, nous voici déambulant dans un jardin de 92 hectares pratiquement désert à 15 mn du centre ville de Bruxelles.

Jardin botanique de Bruxelles

Dans un premier temps, je te cache pas qu’on s’est copieusement lamenté de la qualité de vie à Paris (on est français ou on ne l’est pas ! #çavajrigole).

Il y a surement un ou deux dramatiques « Je ne pourrais plus JAMAIS y vivre » qui ont fusé ça et là.

Et puis on a profité, simplement.

De ces espaces multicolores à perte de vue…

Du très beau Palais des plantes (serres chauffées à 38°C, ce qui est plutôt appréciable à la fin du mois de novembre)

De ce calme et de cette tranquillité inédite.

Jardin botanique de Bruxelles

On est restés jusqu’à la fermeture pour admirer les lumières de fin de journée sur le lac.

Évidemment, on a fait un petit tour dans la très jolie boutique qui propose un tas d’articles très variés comme des plantes, des livres (aussi bien pour les adultes que pour les enfants), mais aussi des confitures, du café ou du thé. On est repartis avec une mini plante (qui n’a malheureusement pas survécu à notre semaine de vacances cette été) et un marque-page herbier.

Voilà pour cette découverte du Jardin botanique de Meise. C’est un endroit que l’on peut découvrir tout au long de l’année (notamment grâce aux nombreuses expériences en intérieur) et qui doit offrir des paysages bien différents en fonction des saisons.

C’est définitivement un lieu que je recommande, que l’on soit ou non un féru de botanique !

À ne surtout pas confondre avec le jardin botanique situé à Saint-Josse-Ten-Node à l’angle de la rue Royale et de l’avenue du Jardin botanique !

Informations pratiques

Jardin Botanique de Meise
Entrée temporaire (à 300m de l’entrée principale) : Nieuwelaan 38, 1860 Meise

Attention : Actuellement, l’accès au jardin n’est possible que sur présentation d’un ticket prépayé.

Il n’y a pas de vente de billet à l’entrée du jardin.

L’achat de billet se fait via cette page : réservez votre E-ticket. Les tarifs seront également accessibles à cette adresse.

À bientôt !

Le domaine provincial du Bois des Rêves

Quand je lui ai demandé comment il avait découvert le Bois des Rêves, il m’a avoué qu’il l’avait identifié il y a quelques temps en survolant les alentours de Bruxelles sur Google Maps à la recherche des zones vertes que nous n’aurions pas encore exploré.

Je crois que c’est ce qu’on appelle être « orienté résultat ».

C’est d’ailleurs comme ça qu’on a découvert le domaine de Bokrijk (Je me note d’en faire un article très prochainement !)

On vérifie rapidement qu’on peut y manger quelque chose (On sortait tout juste de notre visite du musée Hergé et qu’il était presque 14h) et on met le cap en direction de ce domaine jusqu’ici inconnu !

En arrivant, on comprend assez rapidement que notre « zone aléatoire » est en réalité un immense parc de loisir bien loin d’être méconnu de tous. Car s’il y a un critère qui en dit long sur le taux de fréquentation d’un lieu, c’est bien la taille de son parking (environ 800 places ici).

La cafétéria du Bois des Rêves

Sans transition on file droit vers la zone de restauration indiquée par le plan récupéré à l’accueil. On identifie un petit chalet en bois, un menu, une file d’attente, on s’y range.

En découvrant le menu, on se dit qu’on a fait le bon choix : tapas, cornets de pâtes, burgers, cookies, glaces… Après la visite du musée Hergé, on ne pouvait pas espérer mieux à cette heure avancée du dimanche.

Les prix sont très corrects (7,5€ pour le burger), les portions généreuses et c’est plutôt pas mal !

La cafétéria est ouverte d’avril à septembre à partir de 11h et les week-ends et mercredis après-midi hors saison si la météo est belle.


Des infrastructures idéales pour une journée en famille

Le domaine (à la décoration somme toute particulière) regorge d’activités à destination des enfants :

  • Plaine de jeux ;
  • Théâtre de marionnettes ;
  • Piscine (payante et fermée pour travaux en 2020) ;
  • Barbecue (non accessible en raison des mesures sanitaires cette année) ;
  • Château gonflable le week-end ;
  • Pêche ;
  • Parcours de santé (accessible aux personnes à mobilité réduite) ;

Tout ça avec une buvette à proximité !

Google nous indiquait que ce jour là, l’affluence était moins importante que d’habitude. J’imagine que la fermeture de la piscine y est pour beaucoup. Mais même sans piscine, ça reste un spot idéal pour passer une journée avec des enfants.

Le théâtre qui suscite beaucoup d’émotions et de réactions (même chez les adultes).

Les sentiers de promenade

À droite de la buvette on aperçoit des pictogrammes qui indiquent différents sentiers de promenade. Nous choisissons celui qui grimpe (étonnant n’est-ce pas !).

Ça ne monte pas très longtemps et rapidement nous nous retrouvons sur un sentier boisée, à l’écart du bruit et de l’agitation. Cette petite promenade nous offre un joli point de vue sur l’étang, ses pêcheurs et les promeneurs. C’est très agréable. Tout est calme et il n’y a personne à part nous.

Nous continuons le long de la piste Robin, en direction du sentier de la baronne. Le ciel menaçant nous décide à réduire la boucle de promenade initialement prévue et à repiquer au niveau du pont des biches vers la sortie.

Sur le retour, j’apprécie tout particulièrement la partie où nous longeons les bords calme de l’étang. Nous repassons devant le petit théâtre où le public a doublé de volume. Quand nous rejoignons le parking, les premières gouttes de pluie se font finalement sentir. Timing parfait !


Informations pratiques

Domaine du Bois des Rêves
Allée du Bois des Rêves, 1
1340 Ottignies-Louvain-la-Neuve

L’entrée au domaine est gratuite pour tous les visiteurs, tout comme la plaine de jeux aménagée (accessible de 10h à 20h).

Le tarif d’entrée à la piscine est de 5€ pour les plus de 12 ans et de 3€ pour les moins de 12 ans. Les enfants de moins de 11 ans doivent être accompagnés d’un adulte.

Le parking est habituellement de 2€ par jour. Il ne nous a pas été facturé quand nous avons validé notre ticket à la borne située sur la façade du point information. J’imagine que toutes les infrastructures n’étant pas disponibles, ils ont décidé de ne pas le faire payer…

Bois des rêves

Voilà pour cette découverte du Bois des Rêves !

Encore une fois, portés par le hasard, nous nous sommes retrouvés dans ce domaine qui a l’avantage de pouvoir satisfaire tout le monde.

Que l’on soit seul, en couple, ou en famille, l’espace est organisé de telle sorte que chacun y trouve sa place tout en profitant des infrastructures à disposition.

Si tu décides de t’aventurer à Louvain-la-Neuve, je ne peux que te conseiller de pousser la promenade du côté du Domaine du Bois des Rêves (qui, de surcroit possède un très joli nom) !

À bientôt !

Visiter le musée Hergé à Louvain-la-Neuve

Après notre découverte, il y a trois semaines, du Centre belge de la bande dessinée à Bruxelles, je trépignais d’impatience à l’idée de découvrir le musée Hergé à Louvain-la-Neuve. Ce week-end, nous avons donc profité de la météo un peu capricieuse pour approfondir notre connaissance du neuvième art et explorer l’oeuvre de l’un des auteurs les plus populaires de bande dessinée : Hergé.


Musée Hergé

Informations pratiques

Musée Hergé
Rue du Labrador, 26 – 1000 Bruxelles
Ouverture : du mardi au dimanche de 10h30 à 17h30 (jusqu`à 18h00 le week-end)

Les tarifs sont disponibles sur le site du musée. Le tarif normal est de 12 euros mais les prix varient en fonction de l’âge, de la profession ou d’un éventuel handicap.

Le musée est accessible gratuitement tous les premiers dimanches du mois.

Des audio-guides sont disponibles sans supplément pour tous les visiteurs à partir de 7 ans, à l’exception du premier dimanche de chaque mois où ils sont facturés 5 euros.

Covid 19 : La liste des conditions d’accès et des normes mises en place pour assurer la sécurité du personnel et des visiteurs est disponible à cette adresse.

Il est recommandé de réserver sa visite via la plateforme de réservation mis à disposition, par e-mail ou par téléphone.


En route pour le musée Hergé !

Depuis le centre de Bruxelles, nous rejoignons le 26, rue du Labrador (qui est aussi l’adresse fictive de Tintin) en à peine plus d’une demi-heure en voiture. Il est également très facile de rejoindre Louvain-la-Neuve en transports en commun depuis les principales gares ferroviaires de Bruxelles.

En arrivant, nous sommes accueillis par une statue d’Hergé réalisée par Tom Frantzen à l’occasion du 10ème anniversaire du musée. Son nom ne te dit peut-être rien, et pourtant, il a réalisé de nombreuses oeuvres exposées à travers toute la Belgique notamment la statue de Jacques Brel, place du marché aux Herbes ou Het Zinneke (ou Zinneke-Pis) le petit chien qui fait pipi rue des Chartreux à Bruxelles.

Et oui, le Manneken-Pis est loin d’être le seul à uriner dans les rues de la capitale !

Musée Hergé
Statue d’Hergé par Tom Frantz
Inaugurée le 22 mai 2019 à l’occasion du 10ème anniversaire du musée Hergé

Si tu prends le temps de faire le tour du bâtiment, tu remarqueras que les fenêtres et les façades évoquent l’agencement des cases d’une bande-dessinée.

Musée Hergé

L’intérieur exprime lui aussi cette belle complexité avec ses lignes et ses volumes atypiques. Droites et courbes se superposent dans cette construction lumineuse, moderne et insolite.

« Je voulais des espaces que l’on pénètre par la narration, une sorte de labyrinthe mental, en accordance avec l’univers d’Hergé. Depuis les passerelles, le point de vue change en permanence et la vision de ce grand vide lumineux qui assemble les cinq espaces donne bien, je crois, la mesure de l’universalité, de la complexité, de la richesse du monde de ce grand artiste que fut et demeure Hergé. »

Christian de Portzamparc, architecte.
Musée Hergé
Musée Hergé

Visite du musée

La visite s’organise le long d’un parcours numéroté qui traverse 8 salles. Chacune de ces salles aborde un aspect différent de l’itinéraire personnel et professionnel de Georges Rémi alias Hergé (pseudo qu’il utilisera à partir de 1924 sur la base de ses initiales inversées : RG).

L’exposition retrace l’enfance, les expériences, les influences et les différents contextes historiques et sociaux dans lequel Hergé a évolué, qui lui ont permis de nourrir la personnalité de ses héros si populaires et de créer des histoires passionnantes.

On y découvre la manière dont il développera les différents procédés graphiques (philactaires, onomatopées, strips, pictogrammes…) qui lui permettront de dynamiser ses récits.

On y apprend, entre autres, que son expérience dans la presse lui a permis non seulement de comprendre l’art du feuilleton, mais aussi de réaliser des tracés nets et précis pour répondre aux exigences techniques imposées par les rotatives (qui servent à imprimer le journal). Car tous les personnages d’Hergé sont nés dans la presse périodique.

Musée Hergé

On découvre aussi l’influence du travail de Benjamin Rabier, un maitre aux yeux de cet amoureux du dessin lisible et simple. Benjamin Rabier, est célèbre pour son univers animalier, ses dessins de la fameuse marque La vache qui rit et ses albums des aventures de Gédéon le canard.

« J’ai été immédiatement conquis. Car ces dessins étaient très simples. Très simples, frais, robustes joyeux, et d’une lisibilité parfaite. En quelques traits bien charpentés tout était dit : le décor était indiqué, les acteurs en place ; la comédie pouvait commencer. »

Hergé
Musée Hergé

Sans surprise, j’ai adoré les espaces dédiés à l’univers de Tintin qui occupe une place prépondérante dans l’oeuvre d’Hergé. On y découvre des tas d’anecdotes sur les différents personnages, leur rôle et leur évolution au fil des albums.

Si la plupart des oeuvres de Tintin sont fortement ancrées dans la réalité, Hergé a néanmoins dû modifier ses sources d’inspirations pour éviter la censure dans le contexte de guerre de la Belgique occupée. Il décide alors de s’inspirer des grands classiques de la littérature d’aventure. Ainsi naissent des albums comme Le secret de La Licorne, L’étoile mystérieuse ou encore Le crabe aux pinces d’or.

Musée Hergé

L’audio guide est nécessaire. Il y a très peu d’informations au cours de la visite. Celles fournies par le guide sont concises, assimilables et divertissantes. Il y a même des petites devinettes : j’ai honteusement brisé le silence qui régnait dans le musée en apprenant comment distinguer physiquement Dupond et Dupont.

Musée Hergé
Lustre composé des 228 personnages répertoriés dans les 24 albums de Tintin

La balade se poursuit de salles en salles, de passerelles en passerelles. Je dois bien avouer que les deux dernières salles sur les studios Hergé et sa gloire ont été un petit peu survolées.

Comme d’habitude, cette visite de quasiment deux heures s’est achevée dans mon endroit préféré : la boutique du musée ! On y trouve des albums, bien évidemment, mais aussi des affiches, des figurines, des cartes postales ou même des plaids (Eh ouais !) à l’éffigie des personnages principaux d’Hergé.

Musée Hergé

Musée Hergé versus Centre belge de la bande dessinée

C’est la découverte du Centre belge de la BD qui m’avait donné envie de découvrir le musée Hergé. Parce que j’avais adoré découvrir le processus créatif des auteurs et des illustrateurs (et c’est d’ailleurs ce que j’ai le plus aimé au musée Hergé) mais aussi, parce que le musée Hergé est souvent présenté (dans les commentaires tripAdvisor, hein, ça vaut ce que ça vaut) comme une alternative ou une extension au musée de la BD.

Mais si dans les deux cas on gravite autour du monde de la bande dessinée, les deux expériences sont totalement différentes. #çanarienàvoir

Musée Hergé

D’un côté, un édifice art nouveau planté en plein centre de Bruxelles.

De l’autre, un bâtiment moderne qui semble léviter à l’orée d’une foret.

L’enfant qui sommeille en moi a probablement préféré le musée de la BD avec ses énormes figurines, ses pages de livre géant, la diversité des personnages et des sujets, le fait de ne pas être auditivement enfermée dans un casque et de pouvoir interagir avec les personnes qui nous accompagnent sans interrompre leur écoute.

Le musée Hergé respecte davantage les codes des musées classiques en offrant un contenu plus « conventionnel ».

L’adulte qui sommeille en moi a apprécié découvrir la vie et l’oeuvre de l’un des acteurs les plus influents du monde de la bande dessinée. Comprendre les mécanismes et influences qui ont construit les récits qui ont accompagné mon enfance. Saisir à quel point la diversité d’un parcours, la multiplicité des centres d’intérêt et les difficultés rencontrées ont enrichi le processus créatif.

Ça, évidemment, ça parle à l’adulte.

Musée Hergé

Je ne te dirai pas d’en privilégier un plutôt que l’autre. Je te dirai que ces deux musées sont selon moi très intéressants et qu’il ne s’agit que d’une affaire de goût et de sensibilité étant donné qu’ils n’ont en commun que le fait de traiter de bande dessinée.

Musée Hergé

Voilà pour ma visite du musée Hergé ! Après cette matinée culturelle, on s’est dit qu’on profiterait bien des petites éclaircies pour aller se dégourdir les jambes en pleine nature. Direction le Bois des rêves à 7mn de là, je t’en parle dans un prochain article parce que ça, c’est une autre histoire !

À bientôt !

Keukenhof : visite du plus grand parc floral au monde

Keuken..quoi ?

Keukenhof (qui signifie « potager ») est le plus grand parc floral au monde. Certains affirment qu’il s’agit aussi du plus beau, mais sur le plan esthétique, je te laisserai libre de procéder à ta propre classification.

En ce qui me concerne, c’est bien le plus beau parc floral que j’ai eu la chance de visiter jusqu’à présent.

Il est situé à Lisse, en Hollande, à environ 45 minutes de la gare centrale d’Amsterdam.

Ce parc est connu pour les 7 millions de plantes à bulbes qu’il met en scène chaque année sur des thèmes différents. La star de la fête, c’est bien évidemment la tulipe, mais on trouve beaucoup d’autres espèces de fleurs à bulbes comme des jacinthes, des jonquilles, des narcisses, des roses ou des oeillets.

Quand visiter le parc Keukenhof ?

Le parc se visite une fois par an, au printemps, pendant la période de floraison qui s’étend de mi-mars à mi-mai. La deuxième quinzaine du mois d’avril constitue le meilleur moment pour visiter le parc. Mais ce moment peut varier en fonction de la météo et donc du calendrier de floraison.

En 2021, le parc sera ouvert tous les jours à partir du 20 mars et jusqu’au 9 mai de 8h00 à 19h30.

Il sera possible de réserver ses billets d’entrée dès l’automne 2020.

Tarifs : 19 euros (+ 18 ans) – 9 euros (4 – 17 ans)

Gratuit pour les moins de 3 ans.


Cette année, le confinement généralisé n’a pas permis au parc d’accueillir des visiteurs. De très jolies vidéos ont été publiées sur leur chaine YouTube pour ne rien rater de de cette 71ème édition qui avait pour thème : un Monde en couleurs.


Keukenhof accueille 1,5 million de visiteurs chaque année. La fréquentation journalière peut parfois dépasser les 45.000 visiteurs, ce qui représente à peu près la fréquentation quotidienne à Disney !

Nous avons débuté la visite un samedi (le 6 avril 2019 pour être précise) aux alentours de 14h. Pas de file d’attente à cette heure-ci pour accéder au parc (nous avions déjà nos billets).

À l’intérieur, c’était très dense (principalement autour de l’étang et du moulin). On se doutait qu’en y allant le week-end, on risquait de se retrouver un peu à l’étroit. Heureusement, on ne piétinait pas non plus pour avancer. Disons que l’affluence était à la limite de ce qui est acceptable quand on envisage de faire une balade dans un parc très très apprécié.

L’idéal étant de s’y rendre hors week-end dès l’ouverture.

Keukenhof
Entrée du parc

Comment se rendre à Keukenhof ?

Le moyen le plus simple pour s’y rendre reste la voiture (ou le vélo en tenant compte de la distance, de tes capacité physiques ou financières : un trajet en taxi depuis le centre d’Amsterdam te coûtera une centaine d’euros environ).

Un grand parking est disponible et coûte 6 euros par jour. Il est possible d’y garer un camping car mais pas d’y passer la nuit.

Adresse : Stationsweg 166A, 2161 AM Lisse, Pays-Bas

Il est également possible de s’y rendre en transports en commun. Le Keukenhof express passe plusieurs fois par heure depuis la gare de Schiphol et permet de rejoindre le parc en une petite demi-heure.

Pour préparer ton trajet et consulter les horaires, tu peux t’aider du site 9292.

Les routes qui mènent au parc traversent de grands champs de tulipes. Si tu peux privilégier un moyen de transport qui te permet de faire des arrêts en cours de route pour profiter du paysage, c’est plus sympa.

Que voir à Keukenhof ?

On peut y voir environ 7 millions de bulbes en fleur mis en scène dans des jardins d’inspiration et des expositions florales.

Esthétiquement parlant, c’est simplement spectaculaire. Dès l’entrée, on est accueillis par des massifs de fleurs colorées impeccablement agencés. Une organisation extrêmement satisfaisante. Les lignes sont nettes, chaque élément est à sa place.

On parcourt différents espaces (champêtre, d’inspiration japonaise, ou encore historique) réorganisés chaque année par une équipe de jardiniers et paysagistes (que l’on imagine assez grande!).

Keukenhof
Keukenhof

On peut également y visiter un moulin à vent hollandais du XIXème siècle (littéralement pris d’assaut par les visiteurs).

Toute cette beauté s’organise le long de 15km de sentier de promenade. Il n’est pas possible d’y circuler à vélo, les chiens sont autorisés s’ils sont tenus en laisse (mais je te cache pas que le risque qu’ils se fassent piétiner est existant) et des fauteuils roulants sont disponibles gratuitement pour les personnes à mobilité réduite (il faut penser à les réserver la veille de la visite avant 17h, caution de 20 euros).

Le parc est totalement adapté aux enfants. Des espaces ont été aménagés pour eux et le plus grand soulagement de leurs parents (aires de jeux, labyrinthe, mini ferme…).

Le parc recense plusieurs restaurants et snacks (asiatique, hollandais, italien…). Il est également possible d’apporter son propre déjeuner. Une aire de pique-nique a été aménagée et le parc est plein de bancs sur lesquels tu peux te sustenter à ton aise.

Keukenhof

Des pavillons accueillent le travail des professionnels du secteur. Il est possible d’y admirer des expositions de leurs plus belles variétés de fleurs ou des arrangements floraux.

Keukenhof

Voilà pour notre petit tour de Keukenhof. Une promenade de qualité ! Certains y passent la journée. Mais bon nous, après 3 heures à déambuler au milieu des fleurs, on a considéré que c’était suffisant. On a repris la route, poursuivre le week-end en direction d’Amsterdam.

Mais ça, c’est une autre histoire !

À bientôt !

À la découverte de l’abbaye de Villers

Si tu lis ces lignes, c’est probablement parce que tu te demandes (comme je l’ai fait avant toi) si ça vaut vraiment le coup de se déplacer jusqu’à Villers-la-Ville pour aller contempler les ruines d’une vielle abbaye cistercienne plantée au milieu d’un bois.

Le fait de savoir qu’il s’agissait d’un Pôle Culturel classé Patrimoine exceptionnel de Wallonie ne me disait pas grand chose sur l’intérêt qu’il susciterait chez moi. Et pour l’aspect historique et éducatif, soyons honnêtes, un petit coup de Google suffit.

En réalité, je doute que je l’aurais si vite considéré si on ne me l’avait pas si vivement recommandé.

Alors aujourd’hui, je te raconte cette promenade insolite à travers les ruines d’une abbaye qui célèbre à sa manière l’architecture et invite à une petite réflexion sur le temps, l’histoire et la disparition de ce qui nous semble parfois être d’une solidité inébranlable.

Abbaye de Villers

Informations pratiques

Le site est très accessible (si tu es véhiculé). Il est situé à une très grosse demi-heure (maximum 45mn) en voiture de Bruxelles, Mons, Charleroi et Namur. À l’arrivée, un parking est disponible avenue Georges Speeckaert en face de l’entrée du centre du visiteur que nous avions emprunté lors de notre visite en septembre 2019.

Aujourd’hui, compte tenu du contexte sanitaire, les espaces ont été réorganisés et l’entrée se fait désormais via l’ancien accueil. Tu trouveras le détail des horaires et des tarifs sur la page du site qui semble régulièrement mis à jour.

Nous y sommes allés, complètement par hasard, au cours des Journées du Patrimoine en Wallonie. L’entrée était donc gratuite ce jour là !


Un (tout petit) peu d’histoire…

Je te la fais courte et simplifiée. Cette abbaye a été construite au 12ème siècle, bichonnée pendant 650 ans, pillée, partiellement démembrée et vendue.

À la fin du 18ème siècle, la période romantique lui permet de reconquérir l’intérêt du public, elle deviendra un lieu touristique avant de devenir ce qu’elle est aujourd’hui : un Pôle Culturel classé qui organise de nombreux événements (parcours ludiques, expositions, festival, théâtre, chasse au trésor, ateliers de méditation…).

Tout le monde est bienvenue à l’abbaye de Villers. Que tu souhaites organiser une team building avec ton entreprise, réaliser une sortie éducative avec ta classe, fêter l’anniversaire de ta cousine ou shooter tes photos de mariage, ils sont plutôt flexibles.

La contrepartie, c’est qu’il peut parfois y avoir des éléments dans le décor qui contrastent avec l’authenticité des lieux (estrade, câbles, sono, enceintes…). Renseigne-toi simplement sur les animations prévues si tu souhaites les éviter.

Abbaye de Villers

Une exploration contemplative

Pas de portes, pas de fenêtres. Rien n’entrave le cheminement. La lumière et le regard pénètrent la succession des espaces à travers l’ouverture des parois ravagées. Les dimensions sont vertigineuses, tout particulièrement lorsque l’on avance au milieu des arcades gothiques de l’abbatiale, le regard tourné vers les voutes, qui nous livrent le secret des forces qui les soutiennent.

Abbaye de Villers

On s’arrête un instant dans le choeur en essayant d’imaginer à quoi tout ça pouvait bien ressembler avant.

Tout est très calme. Seul le bruissement du chemin sablonneux sous nos pas accompagne notre itinéraire à travers les différents espaces.

Cette carcasse de pierre dégage une beauté aussi inexplicable que fascinante. Et je me demande ce que j’y vois pour trouver ça beau.


Les jardins et les vignes de l’abbaye de Villers

Cinq jardins sont à découvrir au cours de la visite. Ils présentent différentes variétés de plantes médicinales, culinaires et ornementales. Le jardin des senteurs propose, en plus, un sentier méditatif parsemé de citations et d’exercices de méditation.

En poussant la promenade à l’est de l’abbaye, de l’autre coté du chemin de fer, un triple escalier de pierre mène à un point de vue sur le site et les vignes de l’Abbaye.

Le vin qui y est produit (selon des principes issus de la permaculture et de l’agriculture biologique) n’est pas commercialisé, mais il est possible de le déguster au cours de la visite du vignoble.

Si ça t’intérresse, tu trouveras plus d’informations sur l’organisation des visites et événements sur le site internet de Villers la Vigne.


La bière de l’abbaye de Villers

Après le vin, une autre tradition cistercienne a été restaurée dans la pure tradition de l’abbaye : la bière !

Depuis quelques années, quatre bières bio artisanales sont brassées dans la micro-brasserie de l’abbaye. Il est possible d’en acheter sur place.


Bilan de la visite

Je crois qu’il serait difficile de ne pas se sentir un tant soit peu bousculé par ce site victime de l’action cumulée du temps et des événements. Et même si l’aspect historique, culturel ou gustatif n’intéresse pas, déambuler simplement à travers ces vestiges pousse à la rêverie et à une certaine introspection.

L’abbaye de Villers est vraiment un lieu qui ne laisse pas indifférent. Et pour répondre à la question initiale, je crois qu’elle mérite vraiment que l’on s’y rende et que l’on s’y attarde.

Voilà pour mon tour de l’abbaye de Villers ! J’espère sincèrement que cet article te sera utile dans tes préparatifs de visite !

À bientôt !

Un week-end à Durbuy

Durbuy fait partie de ces lieux touristiques in-con-tour-nables en Belgique. Nous l’avions découvert au début de l’année dernière et nous y sommes retournés au milieu du mois de juin pour mon week-end d’anniversaire.

Celle que l’on appelle « la plus petite ville du monde » ne l’est pas vraiment. #désolée

Cette histoire trouve son origine au début du XIVème siècle, lorsque le roi Jean de Bohème lui accorde le statut de ville pour lui permettre de bénéficier d’une armée et de la construction d’une enceinte ne protégeant qu’une étendue de 2 hectares !

Depuis elle a conservé cette appellation de « plus petite ville du monde ». Mais actuellement, c’est la ville de Hum en Croatie qui détient ce titre avec sa trentaine d’habitants.

Ce slogan un chouia marketing permet à la ville d’attirer beaucoup de monde, nous compris. Personne ne lui en tient rigueur parce que c’est vraiment une chouette ville à découvrir.

Durbuy

Le moyen le plus simple de se rendre à Durbuy reste la voiture. Il faut compter environ 1h30 de trajet depuis Bruxelles. Quand on quitte l’autoroute, le paysage devient très vite réconfortant. La route serpente à travers des espaces vallonés et verdoyants.

Si les transports ne te font pas peur, il est toujours possible de te rendre en train jusqu’à la gare de Barvaux. De là, tu peux soit marcher pendant 45mn, soit prendre un bus qui doit passer aussi souvent qu’une caravane de chameaux à Oslo.

Et si vraiment t’es motivé, tu peux aussi pédaler environ 7h depuis Bruxelles et apprécier les joies d’un petit dénivelé cumulé positif de 935m.

Mais en voiture, c’est chouette.

Il suffit de déambuler quelques instants au coeur du centre historique pour en comprendre son succès. Niché au coeur des Ardennes, le centre de cette petite cité médiévale s’organise autour d’un château féodal bordé par l’Ourthe.

Un vrai paysage de carte postale.

La ville foisonne de bonnes adresses, de belles terrasses, de petites boutiques et d’histoires.

Ce n’est pas très grand, c’est donc idéal si tu as envie d’une petite escapade dans un cadre sympathique sans avoir à marcher pendant des heures. Tu peux te poser dans des petits cafés et simplement profiter de l’ambiance.

Où dormir à Durbuy ?

Le prix des hébergements dans l’hypercentre oscille entre 65 et 350 euros la nuit (voire beaucoup plus le week-end). Il est inutile de préciser qu’il est indispensable de réserver à l’avance. C’est l’un des coins les plus prisés des Ardennes.

Nous, on s’y est pris au dernier moment (pour changer). Mais on est partis l’un des premiers week-end post-déconfinement et autant te dire que ça ne se bousculait pas à l’entrée de la ville.

On a loué un appartement aux Roques Apartments in historical Monastery en plein centre de Durbuy pour environ 130 euros la nuit.

Durbuy
Les Roques Apartments in historical Monastery

Et c’était parfait :

  • Une localisation idéale en plein centre ville juste en face du rocher d’Omalius ;
  • Des appartements lumineux, propres et bien équipés ;
  • Le cachet d’un ancien monastère ;
  • Un accueil extrêmement sympathique.

On a eu la possibilité de se garer à l’intérieur de la cour. Mais c’était exceptionnel parce qu’il n’y avait pratiquement personne. Quoiqu’il en soit il y a plusieurs parkings (payants) à proximité.

Où manger à Durbuy ?

Le Fou du Roy, c’était pas notre premier choix à la base, mais les restos qu’on avait repérés étaient déjà complets et ils nous l’ont tous recommandé. C’est le seul restaurant situé au pied du château féodal (je crois qu’il s’agit de l’ancienne conciergerie du château, mais je ne me souviens pas de la source de cette information). La carte nous paraissait pas mal, on s’est laissé tenter.

On va pas se mentir, l’accueil n’était pas foldingue et j’ai eu besoin de quelques instants avant de me sentir à l’aise (mais on va essayer d’être un peu indulgents compte tenu du contexte et des nouvelles mesures sanitaires avec lesquelles ils avaient à jongler).

Par contre, on a hyper bien mangé !

En entrée, des raviolis à la truffe sauce mascarpone, roquette et parmesan et un tataki de thon. J’ai regretté ne pas avoir pris les raviolis, même si le thon était très bon. Et quand c’est du poisson, impossible de négocier un 50/50 avec O.

Jamais.

En plat, on a commandé un tournedos de boeuf à la truffe d’été accompagné de petits légumes cuits à la perfection. Des desserts maisons pour finir en beauté. C’était hyper bon.

Impossible de ne pas mentionner la décoration assez inattendue du restaurant : un mixte entre un style rustique et victorien (?), louis XV (?)… J’en sais rien, toujours est-il que ça fonctionne assez bien et que ça rend l’expérience un peu plus atypique.

Et quand ça nous change, on aime bien.

Durbuy

Pour le goûter, on s’est laissé tenter par quelques uns des jolis macarons de chez Darcis (Rue Alphone Eloy, 10 – ouvert du jeudi au lundi).

Durbuy

Il y a pas mal d’autres lieux à découvrir aux alentours de Durbuy. Et c’est tant mieux, parce que le centre historique ne nécessite pas 2 jours d’exploration.

Le dimanche matin, on a pris la route vers Weris pour visiter les ensembles mégalithiques classés patrimoine exceptionnel de Wallonie.

Mais une fois sur place, le mauvais temps a émoussé notre motivation. Et après un petit café à la Maison des mégalithes, on décide de changer nos plans !

Mais là, c’est une autre histoire !

À bientôt !

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