Essaouira

À défaut de pouvoir planifier les prochaines expéditions, je prends le temps de revenir sur les précédentes. Aujourd’hui, retour sur 4 jours que nous avons passé dans la région d’Essaouira au mois de septembre 2018. Quelques photos ont déjà été partagées sur mon blog précédent, mais je tenais à élargir cette première sélection pour offrir une plus large perspective sur la ville et partager, de façon beaucoup plus précise, l’atmosphère qui s’en dégage.

On ne s’était pas fixé de gros objectifs (on n’se refait pas !) : visiter la médina, prendre quelques photos et décompresser en famille en profitant de la piscine de la jolie villa louée sur airbnb pour l’occasion.

Remparts Essaouira

À la découverte de la médina d’Essaouira

Depuis la route régionale 207, nous rejoignons l’avenue Mohamed V qui longe la plage en direction du port. Nous laissons la voiture au parking situé à deux pas de la place Moulay el Hassan, à proximité des kiosques de grillades de poissons et commençons l’exploration des environs. La pratique locale consiste à laisser sa voiture et ses clés au gardien qui se charge de la garer. Il a les poches pleines de clés, il ne t’a pas laissé de reçu, mais à ton retour il te restitue les bonnes clés et la bonne voiture. J’ai trouvé ça suffisamment épatant pour le raconter.

La place Moulay el Hassan est une immense esplanade qui sépare le port et la médina. Le vent chargé d’embruns y souffle fort, et c’est une constante à cet endroit. Tout comme les centaines de mouettes (goélands ?), emblématiques de la ville, qui tournoient en poussant leur cri caractéristique. Nous poursuivons en direction du centre.

La médina d’Essaouira est protégée par des remparts crénelés hérités du 18ème siècle. L’une de ses principales fortifications, la Sqala de la Kasbah compte encore plusieurs dizaines de canons en bronze qui pointent à travers les créneaux de la paroi. Depuis ces fortifications, on peut admirer la ville et son port.

Il faut aller parcourir ces remparts en pierres taillées au coucher du soleil, la vue y est spectaculaire.

Au sein de ses ruelles encombrées, on découvre des commerces traditionnels de poissons, d’épices, d’artisanats, de souvenirs. Je ne m’explique pas comment tant de désordre peut créer tant de charme, mais j’adore.

Le port d’Essaouira

Après avoir parcouru le coeur palpitant de la médina, nous nous dirigeons vers le port, ses bateaux bleus et ses nuées de mouettes assourdissantes. Je ne saurais dire ce qui m’a saisie en premier : la confusion totale ou l’odeur de poisson frais… Quoiqu’il en soit, le lieu ne vous laisse pas indifférent.

Où manger à Essaouira

Si vous passez par là en quête d’une bonne adresse, je vous recommande le couscous royal du restaurant Dar al Houma qui nous a été recommandé par un commerçant. La déco n’est pas dingo, mais on s’est régalé.

essaouira-couscous

On a testé un autre restaurant (selon moi surcoté sur tripadvisor). À l’époque, il faisait partie du top 5 des restaurants à Essaouira. Aujourd’hui, il se maintient tout juste dans les 30 premiers… En même temps, quand tu décides de mettre du fenouil dans du pain, tu t’attires forcément des critiques un peu amères.

Après cette relaxante pause essaouirienne, nous sommes rentrés à Rabat et avons tranquillement profité de la chaleur d’un début d’automne à 29 degrés au Maroc pour mon plus grand plaisir !

Après le Maroc, c’est à la Réunion que nous avons posé nos valises pour deux semaines. C’est, sans faire de teasing, très certainement sur cette destination que se portera le prochain article.

À très vite !

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YouTube #1 – Voyage au Maroc

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Rabat

Je suis tellement, tellement, TELLEMENT, heureuse de partager cette première vidéo de voyage sur le blog aujourd’hui ! Elle raconte notre itinéraire au Maroc. Ces images ont été filmées à Rabat, Asilah, Chefchaouen, Moulay Bousselham, Merja Zerga et le long des routes qui les relient.

À très vite !

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Chefchaouen, la ville bleue.

Chefchaouen ou « Chaouen », comme on l’appelle là-bas, nous a offert une autre vision du Maroc. Nichée au creux de la montagne et entourée de végétation, cette petite ville bleue a rompu avec tout ce qui alimentait mon imaginaire lorsqu’il s’agissait de me représenter le Maroc.

Chefchaouen est un dédale de rues bleues. La médina, un enchevêtrement de ruelles étroites, d’impasses où l’on distingue des mosquées. À cela s’ajoute la déclivité du terrain, l’abondance de petites échoppes et bien sur, les chats.

Nous avons rencontré des artisans ébénistes, qui nous ont accueillis dans leurs ateliers. J’y ai découvert le bois de Thuya, sa surface polie et ses couleurs naturelles, de jolies boites incrustées de citronnier ou d’ébène, l’odeur du cèdre fraîchement travaillé.

Nous avons rencontré des tisserands, approchés de grands métiers à tisser, appris que la laine était la spécialité de la ville et qu’il se fabriquait des tapis en fibres végétales comme celles du cactus.

Et puis, il avait ces silhouettes anonymes, vêtues d’amples djellaba en laine à capuche pointue (souvent soulignées de longues rayures) qui évoluaient autour de nous et que je tentais désespérément de photographier. Je ne m’autorise à photographier les gens à leur insu, que lorsqu’ils ne sont clairement pas identifiables (dans le cas contraire je leur demande l’autorisation ou je laisse tomber, si le feeling n’y est pas). 

En général, c’est beaucoup plus facile d’obtenir l’autorisation d’une personne avec laquelle j’ai eu échange sur un sujet quelconque, que d’alpaguer une personne assise au coin de la rue et lui demander si je peux la photographier. J’ajouterais même, que c’est beaucoup plus facile d’encaisser le refus des personnes avec lesquelles je parle déjà, car j’ai moins la sensation de les déranger et que l’échange dans son entièreté ne se résume pas à quelque chose de négatif.

Donc Chefchaouen, je valide et vous le recommande chaudement !

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À très vite !

Asilah, une petite ville au charme andalou

Nous n’avons passé qu’une nuit à Asilah. Nous voulions visiter la médina l’après midi et profiter de sa situation en bord de mer pour assister au coucher de soleil sur l’océan.

Et c’est ce que nous avons fait.

À l’intérieur des remparts, nous avons déambulé pendant quelques heures au hasard des ruelles aux murs chaulés de bleu et de blanc ou parfois recouverts de peintures réalisées par des artistes de passage. Nous avons découvert une petite ville lumineuse et apaisante.

À la fin de l’après-midi, nous nous sommes rendus sur la digue près du port, contempler les couleurs du ciel et de la mer. Ces couleurs chaudes qui se dégradent à l’horizon ou autour d’un sujet pris à contre-jour, je les adore.

Le point de vue le plus fameux reste celui situé sur la jetée de la Krikia. Il domine un petit cimetière aux tombes recouvertes de céramiques émaillées et offre un point de vue sur la ville et ses remparts.

Cette région du Maroc est idéale à découvrir pendant la basse saison. La ville est déserte, ce qui ajoute au dramatique de sa configuration labyrinthique et de sa position en bord de mer. Les températures de jour sont douces et avoisinent les 18 degrés. En revanche, les nuits sont fraîches et humides. Alors, si vous êtes de nature frileuse, assurez vous que votre hébergement dispose du chauffage ou d’une bonne pile de couvertures.

La medina d’Asilah est certainement l’une des plus jolies medina que j’ai eu l’occasion de visiter au Maroc. Je suis ravie qu’on ait pris le temps de réaliser cette escale dans notre petit tour improvisé au nord du pays.

J’espère que ces quelques photos vous donneront envie d’aller visiter à votre tour celle qu’on appelle « la Perle du Maroc ».

À très vite !

Rabat, première escale

Nous sommes rentrés hier soir du Maroc, des litres de miel et d’huile d’argan dans des valises qui sentaient encore le feu de bois. Nous sommes rentrés, la peau halée et les papilles nostalgiques de ces plats parfumés de safran, d’ail, de coriandre et de cumin.

Première étape de notre itinéraire au pays de l’extrême couchant : Rabat, qui me fascine par ses remparts, ses palais, ses mosquées et ses cigognes qui survolent la ville et ses jardins.

Nous avions déjà eu l’occasion de visiter sa medina, la nécropole mérinide de Chellah, le mausolée Mohammed V…

Mais, ce que je préfère par dessus tout, c’est déambuler dans les ruelles étroites et colorées de la Kasbah des Oudayas, vestige des époques almoravide et almohade et pousser la promenade jusqu’au café Maure pour y admirer l’incroyable point de vue sur Salé, le Bouregreg et l’océan en dégustant un thé à la menthe brûlant.

Sur ces photos, on retrouve tout ce qui m’a le plus éblouie dans cette ville : le bleu nila, les rayons de soleil contre l’ocre des façades, les arabesques et entrelacs qui ornent les portes et les monuments et puis les chats. Partout. Ceux qui nous suivent pour une caresse, ceux qui espèrent à la terrasse des restaurants, ceux qui somnolent au pied d’une porte au soleil.


Je vous retrouve bientôt pour la suite de notre voyage !

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