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La Foire du livre de Bruxelles 2018

Je n’avais pas prévu de vous parler de la Foire du Livre de Bruxelles. J’avais envisagé de dormir approximativement 72h pour tenter de me remettre de mes « vacances » et lister les pays se situant sur le même méridien que la France pour ne plus jamais avoir à gérer 7h de décalage horaire.

C’est la première fois que j’y participais. Convaincue qu’il était superflu de se rendre à des manifestations littéraires ailleurs alors que, chaque année, le Salon du Livre avait lieu à Paris. Ne me demandez pas à quel moment je me suis persuadée que le salon du Livre de Paris était le plus intéressant des salons littéraires…

C’est étonnant comme, avec les mêmes composants (des stands, des livres, des auteurs et des rencontres), il est possible de créer des ambiances si différentes. J’y ai trouvé l’atmosphère vraiment agréable (surtout le matin où déambuler dans les allées ne s’apparentait pas à faire la queue pour le dernier concert des Beatles (ambiance incluse pour ne pas trop ternir le tableau)).

J’ai adoré m’installer dans l’obscurité du palais des imaginaires, un espace dédié à la BD, pour  assister à la session dessinée « Les Beaux Etés » de Jordi Lafevre et écouter Enki Bilal nous parler de son dernier récit d’anticipation « Bug ».

Un peu plus loin, Kidi Bebey nous parle de son dernier livre « Mon Royaume pour une guitare ». Elle relate le parcours de son père et évoque, entre autre, la notion d’audace autour d’un moment qu’elle dit avoir été fondateur dans sa construction personnel et c’est incroyablement beau. Parce qu’elle emploie les mots juste, précis. L’audace d’abandonner une part confortable de son quotidien pour réaliser quelque chose qui nous est important. Forcément, ça me parle. Cette quête de ce qui fait sens pour nous, en dépit du reste qui compte souvent plus pour les autres. Prioriser, risquer, y croire. Merci pour ce moment.

On quitte le Cameroun, direction la Bretagne. Mon coup de coeur du salon, c’est Yann Lesacher. Pour la beauté de ses carnets de voyage et son humour. Et pour son humour aussi. Vous le connaissez peut être, il tient le blog de Yal. J’aimerais vous expliquer précisément ce qu’il fait (et qu’il fait si bien) mais je préfère vous laisser la surprise.

Et puis croiser Katerine Pancol, une fois, deux fois, trois fois. Le sourire à chaque fois. La remercier mentalement de m’avoir soustrait de la réalité du métro parisien avec ses livres.

Métro parisien qui a d’ailleurs inspiré au scénariste Jean Michel Darlot l’histoire de Ninn. Un récit fantastique illustré par Johann Pilet, qui m’a donné envie de me remettre à la lecture de bande-dessinée (en tout cas de celle-ci).  Je n’ai jamais été une grande lectrice adulte de bande dessinée (il peut encore m’arriver de glisser un petit Mickey Parade dans le coin de ma valise #confessionsintimes) et pourtant ce petit chef d’oeuvre destiné à la jeunesse (ça doit être le secret) m’a vraiment donné envie.

Il y a eu aussi la découverte de la revue Bouts du Monde et la consultation de leurs beaux carnets de voyages, qui relatent les anecdotes de presque 5000 contributeurs. Carnetistes voyageurs, c’est l’occasion de ressortir vos petits cahiers des tiroirs. Vous avez la possibilité de proposer vos textes et photos si vous souhaitez être publiés !

La photographie complice de la littérature, qui prolonge les mots, les nourrit, les accompagne… a eu sa place à la Foire du livre de Bruxelles. Le reportage photo « Je suis humain – Sur la route », du collectif belge Huma en collaboration avec Amnesty International, a mis en lumière l’itinéraire de personnes en quête de sécurité et a retracé un peu de leurs parcours bouleversants.

Et puis des livres, bien sûr. Nombreux.

Voilà pour ma Foire du Livre à moi. J’en suis ressortie avec une liste grande comme ça de pistes à explorer, d’idées à développer, de projets à construire.

Je vous embrasse et vous retrouve aussi vite que possible avec les images de Singapour !

lovelygrizzly-signature

 

 

 

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