Mexique | Carnet de route : Cobá, Valladolid et les cenotes : X’Keken et Samulà

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11 mai 2021. 4h52. Tulum. Ça sent le café instantané. O. est aussi réveillé. Il me propose un thé. Tout est calme. J’ai la tête plutôt vide. Je pense à notre prochaine étape. Je vais ranger un peu en attendant qu’il soit l’heure de sortir contempler l’aube.

11 mai 2021. 21h04 ! Valladolid. Il fait nuit. Depuis que l’on est au Mexique, c’est la première fois que j’assiste à la tombée de la nuit. Jusqu’à présent, je m’endormais toujours avant.

Ce matin, nous prenons la route en direction de Cobá, un site archéologique situé à mi-chemin entre Tulum et Valladolid. À midi, nous nous garons sur le grand parking où rôtissent déjà des dizaines et des dizaines de voitures. On achète de l’eau. Ce sera vitale.

En route pour la découverte du site ! Notre guide nous livre quelques anecdotes historiques sur la construction des maisons et des routes. Je doute que ce soit l’aspect historique qui attire la majorité des visiteurs ici. Il y a quelque chose de fascinant et d’effrayant de constater l’état de ce qui fut autrefois remarquable. Quelque chose qui nous renvoie à la fragilité et à l’impermanence des choses que l’on peut penser parfois indéfectibles. A la réflexion, c’est plutôt rassurant. Au bout d’une heure et demi, on sent que nos organismes s’essoufflent. Nous reprenons la voiture et la route en direction de Valladolid.

Nous laissons échapper une exclamation de surprise en arrivant au Parque Principal Francisco Cantón Rosado, au centre de Valladolid. C’est superbe ! Les couleurs vives des façades nous arrachent de grands sourires. Notre hôtel se trouve à quelques rues de là. Nous avons hâte d’arriver !

En arrivant à l’hôtel, le charme du Muuch opère instantanément. C’est propre, frais et coloré. On se regarde d’un air entendu. On est tellement contents d’être là. Je glisse à O. avant même d’avoir vu la chambre que ce serait chouette si on pouvait y rester plus longtemps, parce que cet endroit, je l’adore.

Une fois dans la chambre, le coup de cœur se confirme. Nous explorons les différents espaces/terrasses de l’hôtel avant de finir dans son restaurant. Nous attendons la tombée du jour pour aller explorer la ville sous des températures un peu plus praticables. Valladolid est très agréable. Le tourisme est présent, mais dans des proportions plus raisonnables que Tulum. C’est complètement différent. Cette ville a beaucoup, beaucoup de charme. Sur le retour nous nous attardons sur la place principale où les piaillements d’une nuée d’oiseaux produisent un vacarme surprenant.

Le nez en l’air à regarder les oiseaux, O. repère un rooftop vers lequel nous mettons le cap. Un coca plus tard, nous rentrons à l’hôtel. Je suis vannée mais conquise. De cette journée, j’en garde un souvenir très beau.

12 mai 2021. Le Muuch. Valladolid. Ce matin, les chants mélodieux d’un tas d’oiseaux se font entendre depuis notre chambre. Ça change des poulets ! Nous nous préparons pour le départ vers Chichen Itza. Nous aurions dû partir plus tôt pour arriver à l’ouverture mais nous n’avons pas résister à l’envie de petit déjeuner à l’hôtel. On ne se refait pas ! Il faut dire que nous ne dînons pas depuis notre arrivée au Mexique. La faute au décalage horaire ? Je ne sais pas, mais le soir, nous n’avons simplement pas faim.

Pendant le petit déjeuner, nos doutes sur le programme du jour s’intensifient en même temps que la chaleur. Nous décidons de reporter notre visite de Chichen Itza au lendemain en se promettant de partir à l’aube.

Finalement, nous partons visiter deux cenotes situés à un petit quart d’heure du centre-ville : X’Keken et Samula. Nous arrivons quelques minutes après l’ouverture. Personne sur le parking. Un homme s’avance vers nous et nous explique que les deux cenotes sont indépendants, que le port du gilet de sauvetage est obligatoire et que sa location (25pesos/personne) ne vaut que pour un cenote.

On se change dans les vestiaires présents sur le site et empruntons un escalier glissant en direction de Samulà. La température est fraiche dans la grotte. L’endroit est spectaculaire. Des oiseaux (ou des chauves-souris?) virevoltent au-dessus de nous. L’eau est transparente, tout particulièrement là où frappe la lumière qui pénètre par une ouverture au plafond. Il y a des poissons chats et des garra rufa (les petits poissons utilisés dans les bassins de « fish pédicure »). L’entrée dans l’eau est étonnamment assez facile. Je l’imaginais plus fraiche. Elle parait douce au contact de la peau. J’essaye d’oublier à quel point c’est profond, entre 15m et 30m pour Samulà et environ 40m du côté de X’Keken.

Ma préférence ira pour le second cenote avec ses escaliers, ses teintes plus chaudes et ses formations de stalactites impressionnantes. Et puis, il y a eu ce moment pendant lequel un silence absolu a envahi les lieux. Allongés à la surface de l’eau, le regard tourné vers les parois complexes au-dessus de nous, pas un murmure ne troublait le silence qui se déployait de manière presque surnaturelle dans cet espace si vaste. L’une des expériences les plus mémorables du séjour.

De retour sur le parking, je constate que mon téléphone est resté sur le tableau de bord et que la voiture elle est restée ouverte pendant tout le temps de nos petites baignades ! Voilà, voilà.

De retour à Valladolid, nous déjeunons sur la place principale au restaurant El Meson del Marquez (Je ne le conseille pas spécialement. Même si l’intérieur est vraiment beau, le service et la nourriture étaient assez moyen) en échangeant nos impressions des cenotes.

Nous explorons un peu les environs, mais la chaleur nous reconduit à la piscine de l’hôtel. La journée se terminera sur une très belle surprise organisée par O. sur le rooftop de mon hôtel préféré !

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